<![CDATA[Blog dédié exlusivement aux femmes. N'en déplaise aux machos !]]> http://chanteuseskabyles.dzblog.com Retrouver sur ce blog une sélection de mes articles sur les chanteuses kabyles et d'autres articles relatifs à la femme kabyle. Vos commentaires m'intéressent, n'hésitez pas à m'en faire part. Pour tout contact avec moi: sin2dz@yahoo.fr fr Tue, 17 Jun 2008 12:50:18 GMT Tue, 17 Jun 2008 12:50:18 GMT dzblog.com v0.2 <![CDATA[JSM Béjaia remporte la coupe d'Algérie !!!]]> http://chanteuseskabyles.dzblog.com/article-245548.html

L’ensemble de l’équipe de ce blog, en son nom et au nom de toutes les chanteuses d’expression kabyle, présente ses félicitations au club phare de la wilaya de Béjaia et de la Soummam , la JSM Béjaia , pour avoir réussi à décrocher la coupe d’Algérie pour la première fois depuis sa création en 1936. Nous sommes contents et fiers de vous les gars ! Continuez de nous faire rêver ! Vous êtes sur les portes de l’Afrique, à l’instar de vos frères de la JSK  !

Cliquez ici pour (re) voir la vidéo du match de la finale JSMB-WAT: 

http://www.multimedia-jsmb.com/derniere_video.html 

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Tue, 17 Jun 2008 12:50:18 GMT http://chanteuseskabyles.dzblog.com/article-245548.html
Zaho : « Idir me rappelle des périodes heureuses de ma vie » http://chanteuseskabyles.dzblog.com/article-245041.html Zaho est partie d’Alger pour le Québec en 1998, à l’âge de 18 ans et déjà elle fait parler d’elle sur la scène R&B et hip-hop internationale, notamment en France et au Canada !

 

Ses parents sont originaires d’Oran et sont instruits : le père est cadre, la mère est professeur à l’université. Elle a vécu dans un quartier populaire d’Alger. « J’étais la seule fille du quartier à jouer au foot avec les mecs, la seule à jouer de la guitare », se souvient-elle. Son père est un passionné de musique et l’encourage à apprendre à jouer de la guitare, ce qu’elle fait dès ses 7 ans. Elle s’inscrit ensuite à l’école des Beaux-Arts à Alger et poursuit ses études au Québec avant d’enregistrer les beaux titres « C’est Chelou », « Dima » (éternellement), « Kif n’dir » (L’impasse), tous des tubes écoutés en boucle par des milliers de fans à travers le monde.  

 

Nombre de ses chansons racontent la grande histoire d’amour entre elle et son pays l’Algérie dont elle s’est séparée. Cet attachement pour le pays natal se ressent notamment dans « Kif N’dir » où elle décrit avec beaucoup d’émotion la veille de son départ d’Alger. « Moi qui rêvais de quitter un jour mon pays pour aller voir d’autres horizons, je me suis rendue compte que ce n’était pas si évident que ça, finalement, et qu’on n’est rien sans ses origines. Après ce départ pour le Canada, j’étais un peu perdue. Ce titre est à la fois une remise en question, une introspection et l’expression d’une douleur très profonde », déclare-t-elle.

 

Outre Missy Elliot et MIA, Zaho est une grande admiratrice d’Idir à qui elle a écrit une chanson pour son dernier album. Elle dit à ce propos : « Idir, c’est quelqu’un que j’ai beaucoup écouté pendant mon adolescence, sans forcément comprendre ce qu’on chantait puisque c’était du kabyle. Il m’a longtemps accompagnée et me rappelle des périodes heureuses de ma vie. J’ai eu l’écho qu’il préparait un album. Et un jour, j’ai pris ma guitare, j’ai commencé à fredonner des trucs et je me suis dit  "je le verrai bien chanter ça !". Alors je l’ai écrit comme si c’était pour lui. Un soir, on est passé dans les coulisses d’un de ses concerts et j’ai chanté ça avec le trac, les mains moites et la bouche sèche. Il ne disait rien et moi ça me rendait de plus en plus nerveuse. Avant la fin de la chanson, il a demandé à ses musiciens de venir m’accompagner, m’a dit que c’était magnifique et j’étais soulagée. Mais je ne m’attendais pas à ce qu’il me demande de la chanter avec lui. J’ai été super touchée ! »

 

Karim Kherbouche

 

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Sat, 14 Jun 2008 14:40:38 GMT http://chanteuseskabyles.dzblog.com/article-245041.html
Les hommes et leur langage sexiste. Par une correspondante. http://chanteuseskabyles.dzblog.com/article-233416.html

Je vais te faire un petit cours de ch'ti gars.

Alors le fameux "biloute", c'est "biroute", "une chite-biloute", "une p'tite biroute". C'était très employé avant quand j'étais môme. Maintenant, ailleurs que dans le nord, ce n'est plus très prisé.

Il faut dire que les mecs ici, s'appelle familièrement: "ma couille", "mes couilles".  Il n'est pas rare d'entendre "salut ma couille", "Bonjour mes couilles"

Gracieux?

Et j'te dis quoi? (je le dis moi,) ex: je t'envoie le dessin et tu me dis quoi?

Tu me dis: ce que tu sais, ce que tu en penses, ce que tu apprends?

Voilà c'est simple mais si on ne sait pas, on ne percute pas quant on l'entend dans le film.

Dans le midi, ils disent"con" :

"Bonjour con", "Tu vas bien con?". Et le con c'est aussi bien le sexe des femmes (chanté par Brassens) que le mec con. C'est selon (Je suis née à  coté de Marseille.)

Chaque pays à ses langages imagés. Chez nous, je trouve que ça vole bas quant les mecs se parlent entre eux. J'ai horreur des bars à cause de ça. Les propos qui y sont tenus, sont des plus déplacés et des plus cons, sexistes aussi.

Mais les mecs entre eux se vantent beaucoup et ne font pas grand chose en général. Plus un mec parle de ses exploits et moins il en fait dans la réalité. C'est d'ailleurs pareil en Algérie, j'ai pu le constater. Plus le mec est puceau et plus il parle fort. Mais si une femme lui met la main au panier, il se barre en courant.

Un jour à Paris avec 4 copines, nous marchions sur les champs Elysées et trois mecs nous croisent, nous sifflent, se retournent, font des réflexions sexistes sur nos guibolles (jambes) et nos culs. Alors on se regarde, et hop demi tour. On les rattrape et on se met à leurs peloter le cul, la main aux couilles, à faire des commentaires sur leurs sexe, leurs tronches, fort de façon à faire retourner les gens. Ils se sont barrés en courant. Nous étions mortes de rire.

Nous étions une fameuse équipe et nous avions l'habitude de nous comprendre d'un seul regard.Un jour, toujours les mêmes filles. Deux mecs nous abordent vers 13h, alors que nous sortions d'un casting, et nous invitent à manger. Nous avions mangé. Nous nous regardons sans rien dire et hop d'un seul coup d'un seul nous avons dit "OUI" ensemble. Je te jure, nous avons remangé, juste pour les mecs qui étaient craquants. Je suis sortie avec l'un d'eux qui était un chargé d'ambassade à Paris. Et l'une des copines, s'est mariée avec l'autre.

Nous avons raconté aux mecs après le repas, ce que nous avions fait, ils étaient effondrés de rire et séduits.

Je pense que tu as compris que je suis un brin féministe. (un gros brin, genre chêne, tronc d'arbre). Mais pas contre les hommes….

                                                     Par Mic

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Sun, 13 Apr 2008 13:22:42 GMT http://chanteuseskabyles.dzblog.com/article-233416.html
Djura, la perle du Djurdjura http://chanteuseskabyles.dzblog.com/article-231104.html

Ce n’est nullement par hasard que la pétillante Djura est considérée comme ambassadrice de la cause et de la chanson féminines kabyles. Outre ses remarquables œuvres musicales, littéraires et cinématographiques, elle a le mérite d’avoir restée égale à elle-même et de dire tout haut et partout les revendications légitimes de ses concitoyennes.

En effet, malgré les multiples embûches que rencontraient les femmes pour choisir une carrière artistique ou pour aller à la fac, Djura a décidé de braver les interdits et d’aller jusqu’au bout de ses rêves. Après une maîtrise en Arts plastiques qu’elle a obtenue à l’université, elle s’est investie dans le cinéma comme réalisatrice. En 1976, elle réalise Ali au pays des merveilles qui traite de la condition des travailleurs immigrés. Après le succès de ce premier film, elle s’est mise à réaliser d’autres, tels que Algérie Couleurs et Ciné Cité.

Djura, de son vrai nom Djouhra Abouda, a également écrit deux ouvrages : Le voile du silence et La Saison des Narcisses. Le premier bouquin retrace le parcours d’une jeune kabyle condamnée à mort pour avoir pris un Français pour compagnon. En fait, cette jeune femme n’est autre que l’auteur de ce livre.

Djura est surtout connue sur la scène musicale où elle se distingue comme l’une des plus belles voix féminines. C’est en 1977 qu’elle a fondé le fameux groupe Djurdjura, un trio féminin qui, à l’époque où la World music n’était pas encore en vogue,  marie merveilleusement rythmes et mélodies du terroir avec une instrumentation occidentale et des influences jazz-rock. Les trois séduisantes chanteuses formant le groupe chantaient avec brio les femmes, la liberté, l’amour, l’Algérie, la joie et la douleur, etc., avec l’espoir de lendemains meilleurs. "Notre but était avant tout de faire émerger des revendications concernant la condition des femmes tout en fusionnant des influences musicales", dit Djura.

En 1986, le groupe Djurdjura devient … Djura. Dans son dernier, Uni-vers-elles (2002),  la diva appelle à la rescousse une pléiade de chanteuses et chanteurs de plusieurs nationalités et intègre une variété de genres musicaux des quatre coins du monde.

Aujourd’hui encore, Djura n’a rien perdu de sa vitalité et de son attachement à ses racines. Dans sa chanson « Alger la Blanche  », elle chante, sur un fond musical envoûtant, ces paroles o combien révélatrices de tout l’amour qu’elle voue pour son pays natal : « Alger a soif de prière/ Elle a envoyé ses enfants à la guerre/ Humiliée, méprisée, déifiée/ Oubliée, Piétinée/ Elle est la femme !/ (...) A toi l’enfant kabyle, touareg, d’Oran, de Constantine, des Aures…/ Toi l’enfant de mon errance/Dans ce désert d’innocence/Je vais te parfumer de sons berbères/ D’une musique sans frontière/ Pour que demain/ Ton cœur ne soit pas amer (…)".

Karim KHERBOUCHE

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Thu, 03 Apr 2008 16:52:50 GMT http://chanteuseskabyles.dzblog.com/article-231104.html
Hommage / Il y a 13 ans nous quittait Zohra http://chanteuseskabyles.dzblog.com/article-223227.html Cela fait treize ans, jour pour jour, que nous quittait la figure emblématique de la chanson kabyle sentimentale, Zohra. A cette occasion, l’association culturelle Asurif, en collaboration avec la Maison de la Culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou, lui a rendu un vibrant hommage du 19 au 22 janvier 2008. Outre les manifestations culturelles ayant drainé un public nombreux, une gerbe de fleurs a été sur la tombe de Zohra, dans un moment de mémoire et de recueillement.
C’est en janvier 1995, après avoir donné un concert, que Zohra mourut tragiquement à l’âge de 32 ans dans un accident de voiture sur la route de Paris-Marseille. A bord du véhicule, elle était en compagnie d’amis proches, tel que le célèbre musicien Allaoua Le Blond. Ce dernier raconte : en raison de la météo qui ne cessait de se gâter, nous n’avions pas l’intention de rentrer ce soir-là. Mais, Zohra insistait pour qu’on aille sur Marseille. Nous lui avons déconseillé de voyager dans de telles conditions météorologiques mais elle ne voulait rien attendre. Nous avons fini par accepter de l’accompagner. En cours de route, elle n’a pas arrêté de nous parler d’artistes décédés à l’image de Ahcène Mezzani, comme si elle avait un pressentiment qu’elle allait les rejoindre dans très peu de temps. Nous roulions difficilement en raison du brouillard et du verglas. Tout à coup, au petit matin, alors que nous avons fait un bon bout de chemin, la voiture glissa et le conducteur perdit son contrôle. Tout se produisit en quelques secondes. Sans nous rendre compte de ce qui s’est produit, le véhicule à bord duquel nous étions se retrouva sur le bas côté de la route. Zohra inerte, ne respirait plus et elle ne répondait pas à nos appels, ce fut tragique, on n’en revenait pas !         
La vie de la fille d’Aguemoune ressemblait à toutes celles des filles villageoises de Kabylie de l’époque. Elle apprit tôt les tâches ménagères, la récolte des figues et des olives, le jardinage, le travail de la laine, etc. Elle aimait aussi la lecture bien qu’elle n’ait jamais fréquenté l’école et elle adorait la musique. Comme toute femme kabyle qui se respecte, son lieu de prédilection était la fontaine du village où elle se retrouvait avec les filles de son âge pour discuter de tout et de rien. On dit qu’elle préférait écouter les autres plus qu’elle ne parlait.
Néanmoins, cette ambiance bon enfant propre aux Montagnes de Kabylie s’écroula vite pour elle quand, en 1980, à l’âge de 18 ans, elle se maria, eut une fillette et divorça très tôt. Elle se remaria quelque temps plus tard, elle eut une autre fillette et divorça une deuxième fois. Ce fut comme un choc chez cette femme à la sensibilité à fleur de peau. En 1982, elle sortit son premier album qui rencontra un retentissant succès. Femmes et hommes, tout le monde se retrouva dans ses belles chansons qui firent d’elle une porte-parole de la femme algérienne en général et kabyle en particulier. Elle sut mêler délicatement mélancolie, tendresse et révolte de femme contre l’ordre établi, tout en prenant soin d’insuffler l’espoir dans le cœur de ses auditrices. Tout était fidèle à l’image de l’individualité de cette talentueuse artiste autodidacte.  
Aujourd’hui encore, Zohra –que Dieu l’accueille dans son vaste paradis- continue d’exercer une influence remarquable sur la chanson kabyle féminine. Bien des jeunes chanteuses rêvent de marcher dans son sillage. En seulement 15 ans de carrière, elle nous a légué un florilège de 36 chansons qui en disent long sur sa vie tumultueuse. Elle écrivait et interprétait ses chansons en y mettant tout son cœur, c’est pourquoi elles touchent les cœurs de ceux même qui ne comprennent pas la langue dans laquelle elle chante. Qui n’a pas savouré la beauté des textes, entre autres, de « A lwerd yefsan », « Ayen ayen », et toute la chaleur que dégage sa magnifique voix ? C’est le plus beau cadeau qu’elle a décidé de nous offrir avant de s’éclipser à jamais.    
Repose en paix, Zohra, tu es plus que jamais présente dans nos cœurs.     
Karim KHERBOUCHE

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Fri, 07 Mar 2008 14:06:16 GMT http://chanteuseskabyles.dzblog.com/article-223227.html
Enquête /Les femmes et le travail en Kabylie http://chanteuseskabyles.dzblog.com/article-223221.html

Décidément, la condition des femmes en Algérie a connu un changement important et significatif. Certes, il reste encore énormément de travail à faire pour que la femme joue pleinement son rôle aussi bien dans la famille que dans la société mais on peut affirmer que, pour des raisons économiques sans nul doute, bien des tendances générales discriminatoires ont été bannies. 
Néanmoins, ce changement n’est pas sans entraîner de nombreuses interrogations, notamment sur le marché de travail qui s’ouvre de plus en plus à la gent féminine. Le patriarcat ne se manifeste pas qu'à travers des mentalités considérées comme résiduelles, mais il se nourrit encore d’une certaine volonté, voire d’un certain acharnement, à faire de la hiérarchie entre les sexes un ordre social. Enquête sur le terrain à Béjaia. 
 
Sois belle et tais-toi !
De nos jours, la contribution financière de chacun des membres de la famille, sans distinction de sexe, est plus que jamais une nécessité pour subvenir aux besoins de plus en plus nombreux. C’est la raison économique qui prévaut sur les considérations d’ordre morale ou autres. Pour cause, le besoin de travailler chez la femme ne se fait pratiquement pas sentir dans des familles dont la situation financière est prospère. En outre, bon nombre de femmes, notamment dans les zones rurales, n’ont pas encore accès au monde du travail, pour la simple raison qu’elles sont des femmes. Ce qui dénote toute la difficulté qu’éprouve notre société à intégrer dans ses mœurs ce changement.     
« Quoiqu’il en soit, je suis optimiste et j’ai confiance en l’avenir. Je crois que, dans les années à venir, les droits de la femme se rapprocheront de plus en plus du principe d’égalité. Une fois la sécurité totalement rétablie, je suis persuadée qu’il y aura plus de femmes qui s’impliqueront également sur la scène politique. Nous verrons les femmes accéder à toutes les fonctions jusqu’alors réservées aux hommes. Si nous continuons à ce rythme, nous arriverons sûrement à atteindre la parité entre les hommes et les femmes », soutient Saliha, avocate en formation, avant d’ajouter : « J’espère que ces mentalités évolueront et que nos filles et petites filles auront d’autres missions plus positives à remplir que de passer leur temps à se battre pour l’amélioration de la condition de la femme. J’espère aussi que nous aurons la possibilité de leur préparer le terrain pour cela ».
Le piston, ce que des hommes en pensent
« Malheureusement, chez nous, pour être recruté par une entreprise, il suffit de connaître quelqu’un de haut placé dans l’administration ou d’être une belle femme, on passe comme une lettre à la poste. Quant au critère de compétence, on s’en balance royalement ! Je suis diplômé universitaire, j’ai envoyé des dizaines de demandes d’emploi aussi bien aux entreprises publiques que privées. Si certaines me répondent par la négative, d’autres ne daignent même pas me répondre, pourtant j’ai toujours pris soin d’inclure une enveloppe timbrée libellée à mon adresse ! », accuse Noureddine. Il poursuit : «En tout cas, je suis sûr qu’il n’y a pas une femme qui a les mêmes diplômes que moi et qui chôme. C’est navrant que cela puisse se produire à l’heure de l’économie concurrentielle où tout est question de profit pour l’entreprise ». Son ami ironise : « Ben, tu n’as qu’à mettre à la place de ton celui d’une femme et de joindre à ta demande une photo d’un canon trouvée sur Internet et tu verras ! ».
Nul n’est sans savoir que ces propos ne sont propres à ces deux jeunes chômeurs que nous avons rencontrés dans un café à Sidi-Aich et qu’ils sont révélateurs de l’avis général de la gent masculine.     
Non, je refuse d’être une despesrate housewife !
« Comment peut-on avancer que les femmes bénéficient d’un favoritisme par rapport aux hommes pendant que, personne ne peut le nier, les femmes ne représentent encore qu’une infime minorité de la population active dans notre pays ! ? », s’interroge S. F., enseignante dans une école privée, à Akbou. « Il y a manifestement une volonté de faire des femmes un bouc émissaire afin de fuir le vrai débat sur le chômage », ajoute-t-elle. 
Nous avons pris langue avec des employeurs pour connaître leur avis sur le sujet. « Pour des raisons plutôt de rentabilité, je préfère recruter des jeunes femmes pour certaines fonctions comme cela se fait à l’échelle universelle », nous dit entre autres Gh. Malek, patron d’une société spécialisée en informatique.
Plus franc, B. Mohamed, cogérant d’une société, nous dira : « Si la composante de notre personnel est essentiellement constituée de jeunes femmes, c’est surtout parce que les jeunes hommes exigent des salaires plus importants que notre société n’a pas les capacités d’honorer ». Il pense que « cette méthode permet à sa société de fonctionner et à plus de personnes de trouver un emploi ». La forte demande fait que bien des employeurs peu scrupuleux ne se soucient guère des lois en vigueur régissant le monde du travail en Algérie, ni de la situation de leurs employés vis-à-vis de la sécurité sociale.  
« Je gagne 4000 DA le mois, je travaille à plein-temps, j’ignore encore si je suis assurée ou non », révèle Samia, employée dans une société privée. Mais, pour Fatiha, sa collègue,  « l’essentiel pour moi étant de gagner un salaire, aussi modique soit-il, et surtout de ne pas rester chez moi à me tourner les pouces. Pis, j’ai travaillé pendant des années comme adjointe d’éducation dans un collège dans le cadre du filet social, ma situation n’avait pas bougé d’un iota ». 
Les femmes vivant en zones rurales souffrent davantage du chômage, elles souhaitent que l’Etat leur viennent en aide pour qu’elles puissent exercer des activités chez elles même. Tout ce dont ces femmes ont besoin, c’est d’un peu d’égard, et elles sont convaincues qu’elles incarnent un potentiel humain à même de contribuer à donner un coup de pouce au développement du pays. 
 
Travailler et m’occuper de mon foyer, je ne sais où donner de la tête !
Constat : bon nombre de jeunes femmes travailleuses, notamment celles ayant un certain niveau scolaire, sont les victimes par excellence du célibat et de l’ambivalence des systèmes sociaux : entre le statut traditionnel de la femme au foyer et celui de la femme moderne qui souhaite jouer un rôle de citoyenne à part entière.      
Néanmoins, pour Souad, étudiante en sociologie, «entre travailler et être au diapason de la représentation que se fait notre société de la femme bien élevée, il faut simplement trouver le juste milieu. Ce n’est pas évident, je vous l’accorde, mais l’important, c’est surtout d’être soi-même satisfaite de sa manière d’être et de se comporter en société ».   
Par ailleurs, pour les femmes mariées, concilier vie professionnelle et responsabilités familiales n’est pas de tout repos. Les propos que voici de Madame A. F., 43 ans, candidate aux dernières élections municipales, illustrent on ne peut plus clair la difficile situation de la femme travailleuse : « Je suis responsable d’une entreprise et mère de trois enfants en bas âge. Mon mari est instituteur. Même s’il a plus de temps libre que moi, il ne fait rien pour me donner un coup de main à la maison. Pour lui, c’est un travail de femme que de s’occuper de la maison. Entre l’éducation de mes enfants, les tâches ménagères et le boulot, je n’ai plus le temps de me reposer, je risque de craquer ! ».  Elle avoue également que son mari se sent gêné depuis qu’elle gagne plus que lui. « Bien que je sois responsable d’une entreprise, à la maison, je redeviens épouse et maman et je ne fais jamais le chef avec mon mari ! Maintenant il commence à comprendre que si je gagne plus que luicela  ne change rien en notre relation et ça va de mieux en mieux entre nous », ajoute-t-elle.      
   
L’espoir au féminin pluriel
Le monde du travail devient de plus en plus mixte. Notre société saisit que la femme constitue la réponse même à la problématique de développement et son rôle est crucial dans le changement social. Même s’il est vrai que l’activité féminine se limite encore à certains domaines, on ne peut nier toutefois la présence de nombreux signes avant-coureurs de lendemains meilleurs pour les femmes.
 Karim KHERBOUCHE
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Fri, 07 Mar 2008 13:45:46 GMT http://chanteuseskabyles.dzblog.com/article-223221.html
Sarah Boubrit, Miss Kabylie 2008, interviewée par Karim Kherbouche http://chanteuseskabyles.dzblog.com/article-211077.html

Le rêve de la ravissante Sarah Boubrit, lycéenne de Tizi Ouzou, vient enfin de se réaliser. Après avoir raté de si peu le titre de Miss Kabylie en 2006, concours durant lequel elle a été élue 2ème dauphine, la voilà porter la couronne tant convoitée en ce 10 janvier 2008.
Juste après son élection, nous l’avons approchée dans les coulisses. Elle savourait encore sa victoire avec sa famille et ses amies. Elle a répondu à chaud à nos questions.     
Vous venez d’être couronnée Miss Kabylie 2008, quelles sont vos impressions ?
Je suis la femme la plus heureuse au monde ! (rire) Je ne trouve pas les mots pour exprimer ma joie.
Vous attendez-vous à ce succès ?
Pas vraiment. Certes j’ai participé dans le but de porter la couronne de Miss Kabylie mais je suis venue beaucoup plus pour m’amuser, quoi ! Comme vous pourriez le constater je me suis bien régalée ! Je garderai beaucoup de bons souvenirs de cette singulière expérience.
A votre avis, qu’est-ce qu’il faut pour être élue Miss ?
Il faut avoir de la personnalité, du caractère, être une fille de bonne famille, rigoureuse et disciplinée. Il faut aussi savoir faire bonne impression.
Qu’est-ce que ça vous fait de représenter aujourd’hui la beauté kabyle ?
Je suis fière et contente.
Dans quel domaine aimeriez-vous évoluer ? Quels sont vos projets ?
Maintenant, j’ai davantage plus de confiance en moi et je me sens plus mûre. Je vais continuer dans ce domaine-là, c’est-à-dire représenter la beauté kabyle lors des concours nationaux et pourquoi pas internationaux. Ce sont de nouvelles portes qui s’ouvrent sur ma vie. 
Avez-vous eu des difficultés pour participer à ce concours ?
Bien au contraire, c’est tout le monde qui m’a encouragée à y participer, notamment ma famille.
Etes-vous sportive ?
Oui, j’ai fait du handball et du karaté. Je suis également championne et vice championne de wilaya des jeux d’échecs.
Que faites-vous dans la vie ?
Je passe mon bac cette année.
Nous vous souhaitons bonne chance ! Un mot pour conclure ?
Je remercie toute l’équipe organisatrice, à leur tête Mourad et Fériel. Ma maman, mes amies, madame Achab et tous les présents.      
Entretien réalisé par Karim Kherbouche
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Tue, 22 Jan 2008 17:42:16 GMT http://chanteuseskabyles.dzblog.com/article-211077.html
Sheryfa Luna http://chanteuseskabyles.dzblog.com/article-205978.html

Sheryfa Luna, la gagnante de l’édition 2007 de Popstars, vient de sortir son premier album audio qu’elle a intitulé Quelque Part. La chanson qui porte le titre de l’album est illustrée par un vidéoclip époustouflant, lequel a été tourné à Paris dans le 19e arrondissement et réalisé par Yvan Grbovic qui est, rappelons-le, le réalisateur de nombreux vidéoclips à succès d’artistes de renommée mondiale, tels que Vitaa, Diam's, etc. On y retrouve Ibtissame, l’ancienne colocataire de Sheryfa, et des membres de son crew de danse préféré, le Wanted Posse.  

Le titre éponyme de cet album est évocateur à plus d’un titre. Sur D'ailleurs, Sheryfa évoque fortement son attachement à ses origines algériennes. Ces origines que son père, venu très jeune de Kabylie pour travailler durement afin de subvenir aux besoins de sa famille, n’a pas eu le temps de les lui faire connaître. On le comprend parfaitement en écoutant Je T'aime où notre star recherche un lien qu'elle n'a pas eu avec cet homme arrivé en France à 19 ans, tous deux bloqués par un mur affectif. L’album contient également d’autres beaux titres sur des thèmes variés qu’elle interprète avec sa voix d’une suavité exquise.  

Karim Kherbouche

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Sat, 29 Dec 2007 15:09:03 GMT http://chanteuseskabyles.dzblog.com/article-205978.html
Lynda Koudache : œJe suis être humain avant d'être femmex9d http://chanteuseskabyles.dzblog.com/article-205973.html

Lynda Koudache, poétesse

C’est à Ighil Ali que nous l’avons rencontrée lors de la vente-dédicace de ses deux recueils de poésie L’Aube vierge et Lligh weqbel ad iligh, Lynda Koudache, la poétesse à la sensibilité débordante et au verbe suave, a bien accepté de répondre à nos questions avec toute la gentillesse que nous lui connaissons.

La Dépêche de Kabylie : Présentez-vous à nos lecteurs…
D’abord, je suis contente d’être ici au village de Taos et de Fadhma Nait-Mansour Amrouche, deux grandes dames pour lesquelles j’éprouve une admiration sans bornes. Sur ce, je viens de réaliser un rêve qui me tenait à cœur depuis des années!
Pour revenir à votre question, Lynda Koudache est une poétesse du village Ait-Boumehdi, de la Haute Kabylie. Dans la vie, je suis photographe de formation. En septembre 2001, j’ai contribué à un recueil de poésie collectif intitulé Comme une forêt de maudits édité au Petit-Pavé en France. En 2003, j’ai édité en Algérie L’Aube vierge qui est un recueil de poésie en français et en 2005, j’ai publié un autre recueil de poésie en berbère intitulé Lligh Weqbel ad iligh.
Par ailleurs, j’ai participé récemment au festival du film amazigh à Ghardaia. J’ai eu alors l’honneur de déclamer avec Amine Zaoui, Rabiaa Djelti, et bien d’autres talentueux poètes. J’ai également pris part au premier festival de poésie féminine organisé à Skikda, et à nombre d’activités culturelles. L’an dernier, j’ai été choisie comme membre de jury lors des poésiades de Si Mohand Ou M’hend à Tizi Ouzou.
Parlez-nous des thèmes que vous abordez dans votre poésie…
Il y a en premier lieu la paix qui est la condition sine qua non de tout espoir de vie. Evoquer la paix, c’est aussi parler de la femme, de l’enfant, de la liberté, des droits des humains, et j’en passe.
La condition des femmes est assez récurrente dans votre œuvre ; vous réclamez-vous porte-parole de la femme kabyle ?
J’ignore si, à travers la poétesse que je suis, j’incarne mes concitoyennes. Je ne suis pas sans savoir que ce n’est nullement une tâche facile et j’avoue que cela n’a jamais été mon dessein. Il me semble qu’à chaque femme kabyle une façon à elle de s’exprimer. Si certaines, comme moi, trouvent dans la poésie un moyen idéal pour dire leurs sentiments profonds, d’autres en revanche préfèrent s’exprimer à travers le tapis, la poterie, etc, et je trouve cela aussi génial !
Pourquoi le choix d’écrire dans deux langues ?
A vrai dire, ce n’est guère un choix. C’est quelque chose qui vient spontanément. C’est vrai, j’ai commencé à écrire en français. Ensuite, je me suis initiée également à l’écriture en tamazight. Ce n’est pas une conversion, ni un quelconque sentiment de dualité culturelle. Loin s’en faut. Les deux langues cohabitent en moi en toute harmonie. Je me laisse totalement guidée par mon inspiration. De plus, la langue berbère a toujours été une langue d’ouverture qui respecte les autres langues. Au fait, la poésie n’a pas de langue. Ceci dit, je trouve que c’est extrêmement important d’écrire dans notre langue, le tamazight.
Où et quand prenez-vous votre inspiration ?
En fait, c’est l’inspiration qui me prend ! C’est quelque chose d’ésotérique et d’amphigourique. Habituellement, j’écris pendant la nuit. L’idéal est que moi et l’inspiration soyons toutes les deux présentes. Car il y a des moments où je veux écrire, mais la muse est absente et des moments où la muse est présente et moi absente. Quant au lieu, j’aime écrire souvent à la maison. Ceci dit, à titre d’exemple, ce beau paysage (d’Ighil Ali) m’inspire !
Qu’insinuez-vous par Lligh weqbel ad iligh, le titre de votre recueil de poésie kabyle?
Je voudrais simplement dire que nous sommes des êtres humains avant d’êtres des femmes et ce, avec notre sensibilité, notre raison et notre susceptibilité de corriger nos défauts. Femmes et hommes, nous sommes d’abord des humains et, de fait, égaux.
Un dernier mot pour conclure…
Je pense que le meilleur hommage qu’on puisse rendre à Taos, Jean et Fadhma Nait Mansour Amrouche est de les lire ainsi que de saisir leur message et le sens de leur combat. Marcher dans leur sillage, c’est le rêve de tout artiste.

Karim Kherbouche
La Dépêche de Kabylie 12 avril 2006

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Sat, 29 Dec 2007 14:56:02 GMT http://chanteuseskabyles.dzblog.com/article-205973.html
H'NIFA, La Piaf algérienne http://chanteuseskabyles.dzblog.com/article-152564.html

Ceux qui ont donné à Hanifa le surnom d’Edith Piaf de la chanson kabyle ne se sont pas trompés. Outre la ressemblance frappante des thèmes de leurs chansons, les parcours des deux femmes eurent beaucoup de points communs : échecs successifs en mariage, errance, foyer désunis, bohème, incompréhension de la société, déchirement, et j’en passe.

A tout cela s’ajoute, pour Hanifa, le mariage forcé qui la poussa à la fugue et puis à une sorte de révolte contre l’ordre établi : au moment où, en Kabylie et partout en Algérie, il était mal vu même d’écouter la radio en famille, Hanifa, défiant les interdits, chantait et exprimait en public et sans retenue ses goûts, ses envies de femmes et les plaisirs de la vie. Elle était une artiste-née et en avance sur son époque.

Le succès fut d’ailleurs vite fulgurant notamment auprès de la gent féminin qui l’écoutait et apprenait ses chansons en cachette. Le charme de sa beauté et la suavité de sa voix la rendirent incontournable sur la scène musicale. Néanmoins, ceci n’a pas eu que de positives répercussions sur sa vie, bien au contraire.

A l’âge de 18 ans, elle fut mariée de force par son papa à un ami à lui qui la dépassait de 12 ans. L’union ne dura pas longtemps, la jeune femme décida de fuguer parce que son mari, un homme jaloux, la battait sans cesse. A son retour au bercail, elle retrouva sa famille dans une ambiance délétère : ses parents se disputaient en permanence. Les choses empiraient de plus en plus : son frère, son unique confident, convoyeur de l’armée, mourut ; son père se remaria…

Alors, en compagnie de sa maman, elle retourna à Alger où elle avait déjà habité avant avec sa famille. Elle se remaria et divorça quelques temps plus tard avec une fille en bas âge à sa charge.

L’artiste en proie aux multiples difficultés se vit obligée de travailler pendant un certain moment comme bonniche pour subvenir aux besoins de sa fille et de sa mère. Son habitation de fortune, elle partageait avec Chérifa, l’autre pionnière de la chanson kabyle féminine. Hanifa se remaria une troisième fois avec un homme riche mais, encore une fois, ce mariage sera de courte durée. Troisième divorce, de nouvelles blessures.

Malgré la misère, Hanifa tient à son rêve : un jour, dans les années 50, elle décida de tenter sa chance à la chaîne kabyle de Radio-Alger. Avec un coup de pouce du célèbre Cheikh Noureddine, chanteur et animateur, qui tomba illico sous le charme de sa voix, elle put chanter pour la première fois en direct et participer à la chorale féminine.

En 1957, elle s’envola pour la France, à Paris plus exactement, où elle rencontra beaucoup de talentueux artistes algériens de l’époque et se produisit dans des cafés. On dit que Hanifa n’avait jamais eu un chez soi aussi bien en Algérie qu’en France. La chanson ne lui avait rien apporté sur le plan matériel, sinon pas grand-chose. C’est dans une chambre d’hôtel qu’on la retrouva morte en 1978, des suites d’une maladie. Elle sera retenue à la morgue durant un mois avant que sa dépouille mortelle ne soit rapatriée et enterrée au cimetière d’El-Alia. Hanifa disait dans l’une de ses chansons : "Je ne chante pas, je ne fais que dire la souffrance que j’ai endurée». Repose en paix, Hanifa, on ne t’oubliera jamais !

Karim Kherbouche

 

 Photo : hanifa.jpg

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Mon, 28 May 2007 11:54:02 GMT http://chanteuseskabyles.dzblog.com/article-152564.html