C’est une grande première qu’une femme interprète des chants soufis de Kabylie et c’est l’une des multiples nouveautés de l’album que vient de sortir Nadia At-Mansur. Accompagnée de la guitare sèche, la voix tantôt douce, à l’image de la douceur de cette jeune femme, tantôt forte nous emmène dans un univers de volupté où nous nous sentons fusionnés avec le devin. Ces chants pourraient heurter le goût du profane. En revanche, si l’on a la connaissance de notions de soufisme, à écouter les chants qui composent le CD de Nadia At-Mansur, on pénètre de plein pied dans le monde de la méditation et on a l’impression de suivre une cure de musicothérapie. Et c’est l’essence même de cet album.
A souligner que ce produit n’est guère le fruit du hasard car Nadia At-Mansur est médecin psychanalyste de son état et également écrivain. L’art est pour elle une histoire de famille ; son père Ramdane At-Mansur est poète.
Voici par exemple comme se présente « Ad chekregh », l’un des chants de l’album : « chant de louanges à Dieu, par les pèlerins de l’âme. Ils foulent le long sentier de l’Esprit, sentier qui ne connaît ni le désir, ni la plainte, mais la joie silencieuse de la proximité. Le seigneur est loué dans l’épreuve comme dans l’abondance, dans la souffrance comme dans la joie. »





