La maison de la culture Taos Amrouche de Béjaia a abrité un gala non-stop en hommage à Rachid et Djamel Stiti, père et frère de la chanteuse Sihem Stiti, décédés dans un accident de la route le 31 janvier dernier. L’initiative est de l’association Tarwa Umazigh de Sidi Aich et du Comité d’organisation de l’hommage à Rachid Stiti, à laquelle se sont joints une pléiade d’artistes kabyles. L’événement a été marqué par l’absence de quelques vedettes de la chanson kabyle qui se sont produits le même jour à la maison de la culture de Tizi Ouzou à l’occasion de l’hommage rendu au grand maître du chaabi, Cheikh El Hasnaoui.
Le gala a duré jusqu’à trois heures du matin et il a été animé par Kamel Zirem, animateur de Berbère Television, qui vient malheureusement lui aussi de perdre son fils à la fleur de l’âge suite à un arrêt cardiaque. L’association organisatrice a tenu d’ailleurs à lui exprimer son soutien dans un communiqué rendu public.
Sihem Stiti, chanteuse non voyante, est issue d’une famille d’artistes dont son père qui, même s’il n’est connu qu’au niveau local, est un auteur-compositeur hors pair qui a été à l’origine de ce qu’est sa fille aujourd’hui (lire l’interview de Sihem).
Le 31 janvier dernier, sur la route nationale n°12 reliant Tizi Ouzou à Béjaia en traversant la forêt d’Iakourène, à la sortie de Oued Aissi, Rachid Stiti a perdu le contrôle de son véhicule qui a heurté de plein fouet un camion de grand tonnage. Le père de Sihem décède sur-le-champ, quant au frère, il succombera à ses blessures quelques temps plus tard à l’hôpital.
Lors de ce gala hommage, tout le monde a salué Sihem Stiti pour son courage et surtout son amour pour la vie. Elle est venue, elle a chanté et l’émotion a été franchement à son comble. Elle le sait, la meilleure façon de rendre hommage à son défunt père est de continuer son œuvre. Quelle belle leçon de la vie, merci pour tout Sihem !
Karim Kherbouche





